« Nez fracturé, crâne fendu, doigts cassés, ongles arrachés, orteil "en bouillie", vagin "complètement lacéré" témoignant d'un "viol brutal" : Shahram Aazam, ancien médecin à l'hôpital militaire de Baghiatollah à Téhéran (Iran), n'a pas épargné les oreilles sensibles, en racontant à la télévision, en direct d'Ottawa (Canada), les horreurs révélées par le corps de la photo-journaliste irano-canadienne Zahra Kazemi. C'était le 26 juin 2003, aux urgences de l'hôpital, quatre jours après l'arrestation brutale de Zahra Kazemi lors d'une manifestation où elle prenait des photos. "Pour la première fois, je voyais un cas de torture" a dit le médecin, nouvellement réfugié au Canada… » (Extrait Le Monde, 11 avril 2005).
Le meurtrier de Zahra Kazemi, Mohammad Reza Aghdam Ahmadi a été acquitté en juillet 2004.
Zahra Kazemi ne faisait que son métier de photo-journaliste et à l’époque en juin 2003 lors de son arrestation, elle prenait des photos extérieures d’une prison où sont détenus des opposants au régime iranien.
Les avocats de la famille, comme le gouvernement canadien demande toujours une autopsie de Zahra Kazemi, sous le contrôle d’un médecin légiste canadien.
Depuis son témoignage, Shahram Aazam, le médecin, est aidé par Stephan Hachemi, le fils de Zahra Kazemi, afin d’obtenir l’asile politique au Canada. Sur place en Iran, les avocats de la famille de Zahra Kazemi ont le soutien de Shirin Ebadi, prix Nobel de la Paix.
Nul doute que les européens (ou la France) finiront malgré tout par vendre une centrale nucléaire dite civile aux iraniens.
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