Un film fait de silences. De silence humain, aucun dialogue, des actes froidement/professionnellement menés. Des silences et une nature qui est broyée, hachée, traitée, éventrée… pour nous montrer les réalités de l’industrie alimentaire qui nous nourrit.
Malgré ses forces (et donc son intérêt), on peut voir les limites propres à ce film. A vouloir balayer tous les champs de ce thème vaste (des salades aux porcheries, sans oublier la mine de sel, et ce, au travers de l’Europe et de ses migrants), l’on survole tout, sans aller au-delà de généralités que tout honnête citoyen peut déjà connaître.
Sans cet approfondissement, la démarche même du réalisateur peut paraître assez obscure. Est-ce un divertissement sur l’habileté technique contemporaine (dans sa toute puissance) ou un essai critique sur l’industrie…
Toutefois, cet animal que l’on maltraite, sa souffrance, devient visible sur une scène (au moins). La «peur de mourir» de vaches à l’abattoir, le recul et l’agitation face au pistolet (qu’elles n’ont pourtant jamais vu) qui va les abattre proprement (suivant les normes), interroge sur la réalité d’une «conscience animale».
Notre pain quotidien, de Nikolaus Geyrhalter (Allemagne – Autriche – 2005 – vo – documentaire)
























Les commentaires récents