Au royaume des franchises commerciales uniformes, transnationales et fades, la musique peut aussi avoir ses fonds de commerce. Cela peut s’appeler la «world».
Déjà en France, certains de nos chanteurs hennissent péniblement avec douleurs et difficultés (soins palliatifs ?), en français, dans leurs zones de chalandise (Vincent Delerm, Tété, Keren Ann, Jeanne Cherhal…), d’autres peuvent aussi le faire en rythmique ou en paroles étrangères, fusionnant ainsi avec de nouvelles implantations commerciales. Notons d'ailleurs que les visuels de Susheela Raman, peuvent servir à toute annonce publicitaire vantant les mérites des lainages mohair, (un bon positionnement marketing) mais ses vagissements restent proches de ceux de nos chanteurs d’expression française. Ces derniers ont pour notre malchance le soutien de la politique des quotas : une bien triste application de la discrimination dite positive.
Dans nos contrées existe les Lo’Jo, groupe mythique entre la Loire et la ligne de bus 8, vers Murs-Erigné en Maine et Loire, né au début des années 80. Lo’Jo n’est pas un groupe, mais un être vivant, voire même un esprit, comme le précise à moult occasions Philippe Brix, le manager.
A sa tête Denis Péan. Que l’on trouvera également leader de compositions boursouflées et prétentieuses. Malgré tout celles-ci ne dénoteront pas dans un intérieur meublé de bois clair (Ikea, Habitat ou Camif) d’un enseignant abonné à Télérama, dont le tuner est accroché à France Inter (tout particulièrement, Daniel Mermet et ses irréels montages audio). Lo’Jo, c’est aussi les «filles Lo’Jo», comme le dit toujours Philippe Brix. Cela pourrait être des sirènes hurleuses ou des poissonnières vocalisant. Non, ce sont des filles, qui au-delà de tout leur malheur ont eu celui de rencontrer Jean-Paul Romann, technicien-son et «maître en formatage» de groupes version salles de musiques actuelles.
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