Je me souviens des actualités. Je me souviens des paroles rassurantes des autorités françaises, quand tous les autres pays frontaliers prenaient des mesures de protection de leur population.
Je me souviens des comparaisons absurdes des officines gouvernementales, ou l'hypothétique nébuleuse dose de radioactivité voyageuse ne devait pas être supérieure à ce que l'on subi lors d'un voyage en avion, d'un cliché radio... Encore fallait-il que le «nuage» oriental puisse franchir la ligne Maginot. «La force de la désinformation française est garante de sa victoire».
A ce rythme, les semaines s'écoulant et le ridicule ne désarmant pas, les comparaisons auraient bientôt touché le fait de manger un yaourt, d'allumer une bougie ou d'utiliser un walkman.
Toujours très têtu maintenant, les faits sont là. L'alarme peut doucement sonner et les enquêtes se faire par des organismes officiels (Irsn, ex-Ipsn) ou associatif (Crii-rad «plainte contre x»), il est trop tard. Le césium et l'iode radioactif principalement, ont voyagé et à la faveur de pluies, se sont déposés dans la nature. Les régions de l'est/sud-est français se trouvant être les plus "radio marquées".
A la faveur du ruissellement, dans certaines zones, les concentrations sont telles, que la terre pourrait être apparentée à un déchet radioactif.
Certains médecins devant un accroissement observé des pathologies de la thyroïde commence à émettre quelques inquiétudes. Les doutes existent, nous pourrions espérer, au minimum, une étude statistique fiable, voire même, utopie ultime, des actions de dépistage auprès des populations concernées. Rien ! Éluder tout risque, toute allusion sur le nucléaire français et ses homologues européens, c'est déjà éviter tout débat sur la pertinence des orientations énergétiques et sur le modèle économique dominant qui justifie ces choix. La nature et la santé publique attendront.
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