« En Grande Bretagne la Banque Halifax bank of Scotland est racheté par la banque Lloyds (pour 15,4 milliard d'euros): Oublié les règles de la concurrence, pour le gouvernement il s'agit de garantir la stabilité du système financier britannique. Dans des circonstances normales ce genre de chose n'aurait jamais été accepté, Lloyds détient maintenant un tiers de l'épargne et des hypothèques et domine ainsi maintenant le marché britannique. Plus de concurrence, un marché financier qui devient affaire d'Etat... ». Arte infos (18 sept 2008 – 19h, rédaction + le commentaire de Jonathan Charley).
En gros (et comme toujours), on privatise les profits et on socialise (nationalisation d'AIG aux Etats-Unis par exemple) les pertes.
La règle idéologique de la concurrence, du tous contre tous, ne devient pas si absolue quand les capitalistes prennent peur, malgré les absurdités que l’on peut argumenter ou subir en son nom.
Par exemple :
- L’augmentation prévue en France des tarifs de l’électricité pour permettre à de nouveaux fournisseurs de proposer des prix profitables, pour eux, face à ceux, plutôt bas actuellement d’EdF (en comparaison avec les tarifs européens). Quel bénéfice pour l’usager de cette concurrence ?
- L’augmentation continue du tarif postal, rejoignant ainsi certains acteurs historiques privatisés (DP allemande…), afin de permettre l’ouverture du capital de La Poste (euphémisme pour dire privatisation) et d’assurer sa rentabilité au détriment du service de proximité.
- L’entretien des réseaux nationaux (rail, électrique, téléphone) : par quel miracle, ce qui pouvait s’entretenir il y a 10 ou 20 ans nécessite un passage à la caisse supplémentaire des usagers, si ce n’est pour permettre de nouveaux profits à des entreprises privatisés.










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