Paradoxe du nucléaire devant garantir l’indépendance énergétique de la France sur le long terme, EDF montre une volonté d’augmenter ses tarifs de 20%.
Quel logique entre une volonté politique d’indépendance énergétique et la privatisation partielle (l’esprit de profit exagéré est donc déjà dans la bergerie). Cette privatisation est l’assujettissement d’EDF aux contraintes économiques du marché sur le court terme : il s’agit maintenant de faire du profit rapide et à deux chiffres (comme les autres entreprises du CAC40). L’indépendance d’EDF se sacrifie déjà sur les plus de vingt milliards d’investissement hasardeux à l’étranger (Brésil, Royaume Uni…) de l’entreprise, alors que l’investissement est faible en France prétextant un prix trop bas de l’électricité. En quoi un investissement brésilien pourrait améliorer la fourniture d’électricité de la France… Les câbles sous-marins de transport de l’électricité n’existent pas encore sous l’Atlantique !
Un tarif bas de l’électricité, ce sont des profits faibles. Des entreprises cotées en bourse, ne peuvent se permettre cela face à d’autres acteurs économiques.
D’où l’autre paradoxe, une fin du monopole d’EDF doit s’accompagner d’une augmentation du prix de l’électricité. La concurrence favorise dans ce cas l’augmentation des tarifs.
Comme cela est arrivé pour France télécom. Après qu’un opérateur historique, suite à une privatisation même partielle, se soit comporté comme une entreprise privée classique en regard à ses obligations de service public, il n’y aura plus de raison pour n’importe quel gouvernement saisi d’idéologie libérale de maintenir un vrai esprit de service public, des tarifs bas, un accès identique pour tous…































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